Claude Brasseur

 

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Claude Brasseur

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Claude Brasseur en 2011.

Biographie

Claude Brasseur est le fils de Pierre Brasseur et d’Odette Joyeux, et le père d’Alexandre Brasseur. Il est issu d’une dynastie de comédiens remontant à 1820.

Carrière

Ses parents s’occupent peu de lui, se séparent et le placent en pension, où il côtoie Philippe NoiretJean-Jacques Debout, et Jacques Mesrine. Il arrête sa scolarité en seconde. Par l’entregent de son père, il est engagé à Paris Match comme assistant du photographe Walter Carone. Un jour ils partent aller interviewer la vedette du comédie de boulevard Elvire Popesco. Au vu de son illustre patronyme, elle lui conseille de se lancer dans le théâtre. Ayant acheté le Théâtre de Paris et montant la pièce Judas de Marcel Pagnol, elle engage Claude Brasseur en 1955, lui offrant ainsi son premier contrat, où il interprète trois rôles. Sa performance lui vaut d’entrer au Conservatoire, où il côtoie entre autre Jean-Paul BelmondoJean-Pierre Marielle et Jean Rochefort. L’année suivante il débute au cinéma dans Rencontre à Paris de Georges Lampin. Il tourne avec les plus grands réalisateurs de l’époque, notamment Georges FranjuMarcel Carné et Jean Renoir, mais c’est la télévision qui lui offre ses premiers grands rôles : Rouletabille dans Le Mystère de la chambre jaune de Jean Kerchbron et Sganarelle dans Dom Juan ou le Festin de pierre de Marcel Bluwal en 1965, et surtout François Vidocq dans Les Nouvelles Aventures de Vidocq de 1971 à 1973, où il remplace Bernard Noël, qui était dans les années 1960 le protagoniste de la première série.

Claude Brasseur (à droite) et Rod Taylor dans Les Enfants de chœur en 1973.

Ce n’est qu’en 1974 avec Les Seins de glace de Georges Lautner qu’il se fait véritablement remarquer au cinéma, obtenant la consécration avec Un éléphant ça trompe énormément d’Yves Robert en 1976 qui lui vaut un César du meilleur acteur dans un second rôle en 1977. Le succès du film entraîne une suite en 1977Nous irons tous au paradis.

Claude Brasseur et Philippe Noiret au festival de Cannes 1989.

Claude Brasseur au centre de l’équipe de À torts et à raisons en 1999.

En 1980, il se voit décerner le César du meilleur acteur pour son rôle dans La Guerre des polices.

Durant toute sa vie, il a tourné dans plus de cent dix films1 dont La Boum de Claude Pinoteau, où il interprète le père de Vic (Sophie Marceau), Les Loups entre eux de José Giovanni, ou Camping et Le Héros de la famille, tous deux sortis en 2006.

De 2003 à 2007, il joue le policier Franck Keller dans la série télévisée du même nom, diffusée sur TF1.

De  à , il apparaît tous les soirs de la semaine sur France 2 dans un programme court : Y’a pas d’âge.

Sa dernière apparition au cinéma figure dans Tout le monde debout en 2018, de et avec Franck Dubosc.

Au théâtre sa carrière commence en 1955 avec Judas de Marcel Pagnol dans la mise en scène de Pierre Valde au théâtre de Paris et se déroule pendant plus de soixante ans jusqu’en 2017 où il joue dans L’Indigent philosophe de Marivaux mis en scène par Christophe Lidon au Théâtre de l’Atelier. Au cours de ces années il travaille fréquemment avec Roger Planchon et Marcel Bluwal. Il incarne notamment en 1999, au Théâtre Montparnasse, le commandant américain Steve Arnold, agent d’assurance et amateur de Dixieland dans le privé, chargé de conduire l’enquête en vue du procès en dénazification du chef d’orchestre de la Philharmonie de Berlin Wilhelm Furtwängler, interprété par Michel Bouquet, dans la pièce de Ronald Harwood traduite par Dominique HollierÀ torts et à raisons, mise en scène par Marcel Bluwal2,3,4.

Sports

Claude Brasseur et Jacky Ickx au festival automobile international 2013.

Claude Brasseur s’adonne à la compétition automobile, remportant comme copilote de Jacky Ickx le rallye Paris-Dakar en 19835. Il a également participé à plusieurs reprises, au volant de Simca 1000 Rallye, à des courses automobiles avec le Star Racing Team dans le cadre d’épreuves en circuits du Simca Racing Team.

Alors qu’il est sélectionné pour les Jeux olympiques d’hiver de 1964 à Innsbruck dans l’équipe de France de bobsleigh, il est victime en 1963 d’un grave accident en compétition, son casque explosant sous la violence du choc contre la paroi de glace5.

Prise de position

En 2013, Claude Brasseur a signé le très critiqué6 « manifeste des 343 salauds » lancé par le magazine Causeur7, qui proteste contre un projet gouvernemental de pénalisation des clients de prostituées.

Vie privée

Issu d’une lignée d’acteurs, Claude Brasseur est le fils de Pierre Brasseur (1905-1972) et d’Odette Joyeux (1914-2000). Son parrain est l’écrivain américain Ernest Hemingway.

Il effectue son service militaire en Algérie en 1957 dans les parachutistes.

Le , Claude Brasseur épouse Peggy Roche, mannequin et journaliste de mode (qui deviendra après leur divorce la compagne de Françoise Sagan ; elle meurt en 1991)8, puis, en 1970, Michèle Cambon, sœur de Christian Cambon, avec qui il a un fils, Alexandre Brasseur9.

Fin de vie et mort

Claude Brasseur meurt le  à l’âge de 84 ans10,11 à Paris12.